{"id":108011,"date":"2026-01-13T23:04:36","date_gmt":"2026-01-13T22:04:36","guid":{"rendered":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/?p=108011"},"modified":"2026-01-13T23:04:36","modified_gmt":"2026-01-13T22:04:36","slug":"se-souvenir-ensemble-moi-je-me-souviens-par-souleymane-thianguel-bah","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/?p=108011","title":{"rendered":"Se souvenir ensemble\u2026 Moi, je me souviens ! (Par Souleymane Thi\u00e2\u2019nguel BAH)"},"content":{"rendered":"<div>\n<div style=\"margin-bottom:20px;\"><img width=\"700\" height=\"647\"src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.guinee7.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Mamadi-Doumbouya-et-Thianguel.jpeg?w=700&amp;ssl=1\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.guinee7.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Mamadi-Doumbouya-et-Thianguel.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https:\/\/i0.wp.com\/www.guinee7.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Mamadi-Doumbouya-et-Thianguel.jpeg?resize=300%2C277&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 700px) 100vw, 700px\"><\/div>\n<p>Quand la porte de son bureau s\u2019ouvre, qu\u2019il se redresse de sa colossale taille, qu\u2019il vous serre la main, ce qui vous saute aux yeux, le premier symbole que les lieux d\u00e9gagent, c\u2019est la modestie des lieux\u00a0: deux canap\u00e9s, une table d\u00e9bordant de dossiers sur laquelle tr\u00f4ne un ordinateur Mac\u00a0; trois fauteuils en face de lui.<\/p>\n<p>Un deuxi\u00e8me symbole s\u2019impose\u00a0: celui du soldat revenu des multiples missions, champs de bataille et autres luttes ici et l\u00e0. C\u2019est un tableau truff\u00e9 de m\u00e9dailles, d\u2019\u00e9cussons et autres distinctions glan\u00e9es \u00e0 travers le monde. Autant de t\u00e9moignages de l\u2019engagement du militaire se battant aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019autres fr\u00e8res d\u2019armes, des hommes qu\u2019il a parfois command\u00e9s et qui parfois ont pay\u00e9 de leurs vies les exp\u00e9ditions lanc\u00e9es aux trousses d\u2019ennemis de tous genres.<\/p>\n<p>Justement c\u2019est le troisi\u00e8me symbole\u00a0: les photos de ses hommes courageux, Mamadi veut se rappeler. Les portraits de ses soldats sont placard\u00e9s sur le mur en face de lui, bien en face.<\/p>\n<p>Ces hommes, chaque fois que l\u2019homme du 05 septembre 2021 l\u00e8vera les yeux, il croisera leurs regards. Comme pour l\u2019aider \u00e0 se rappeler qu\u2019il y a de jeunes soldats qui ont donn\u00e9 leur vie pour un id\u00e9al qu\u2019il a la charge de concr\u00e9tiser. La bataille est gagn\u00e9e. La guerre\u00a0? Pas encore. Comme pour lui dire qu\u2019il s\u2019impose le droit de ne pas oublier, le devoir de se rappeler. Ces photos sont les t\u00e9moins \u00ab\u00a0vivants\u00a0\u00bb, vivaces de toutes les paroles qu\u2019il prononcera dans ce bureau, de toutes paroles qu\u2019il \u00e9coutera, de toutes les personnes qu\u2019il recevra, de toutes les d\u00e9cisions qu\u2019il prendra. Ils sont souffles ardents qui habitent les lieux. Ils sont les sentinelles vigilantes qui surveillent le Colonel, G\u00e9n\u00e9ral plus tard. Ils sont les preuves, m\u00e9moire du serment de la sueur des tranch\u00e9es et du sang sous le drapeau. Et ils sont l\u00e0. Et ils veillent. Et leurs regards ne baisseront jamais. Le Colonel n\u2019entend certainement pas les d\u00e9cevoir, parce qu\u2019il a la Guin\u00e9e dans les tripes et les biceps, dans les jambes et les paroles.<\/p>\n<p>La parole\u00a0? Celle qui tombe \u00e0 profusion sans l\u2019ombre d\u2019un t\u00e2tonnement. C\u2019est connu que \u00ab\u00a0ce que l\u2019on con\u00e7oit bien s\u2019\u00e9nonce clairement et les mots pour le dire arrivent ais\u00e9ment\u00a0\u00bb. N\u2019est-ce pas M. Nicolas Boileau\u00a0? Et voil\u00e0 Mamadi qui parle. Il parle de son sentiment d\u2019\u00e9tranger partout et de l\u2019appel du pays. Il parle de retour difficile au pays. Et il parle d\u2019un engagement dans l\u2019arm\u00e9e \u00e9puisant et parfois d\u00e9courageant. Il tire une taffe de sa cigarette fragile entre ses doigts qui ont tellement caress\u00e9 de g\u00e2chettes. De temps en temps, une parenth\u00e8se qui s\u2019improvise tel un jazz impromptu que le saxophoniste Doumbouya s\u2019empresse de clore par une note s\u00e8che. Il parle de ceux qui disent que les jeunes sont trop jeunes pour prendre leurs places. Il parle d\u2019h\u00e9ritage. Il parle du peu de millions d\u2019habitants pour beaucoup de millions de richesses. Il parle d\u2019irresponsabilit\u00e9 des a\u00een\u00e9s. Et il parle.<\/p>\n<p>Les sujets sont difficiles, mais jamais de nervosit\u00e9 dans la voix. Au contraire, il ne perd pas une occasion, au d\u00e9tour d\u2019une phrase, de provoquer chez les visiteurs des sourires. Les sujets sont nombreux, lourds parfois, m\u00eame pour un colosse de Colonel ou G\u00e9n\u00e9ral plus tard. La foultitude de paroles n\u2019\u00e9puisera jamais le r\u00eave d\u2019un soldat \u00e0 rendre sa dignit\u00e9 \u00e0 son peuple, r\u00e9concilier ses compatriotes pour jouir tous, sans exception, des potentialit\u00e9s d\u2019un pays \u00ab\u00a0violemment riche\u00a0\u00bb, dit-il. C\u2019est pourquoi, il ferme la discussion sans la fermer avec un large sourire\u00a0: \u00ab\u00a0Si on se met \u00e0 parler des douleurs de la Guin\u00e9e, on y passera la nuit\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Et il se redresse de toute sa taille, faisant voir sa poitrine et ses biceps serr\u00e9s dans un tee-shirt camouflage estampill\u00e9 du logo Polo. Il marche vers ses invit\u00e9s, leur ouvre la porte et leur serre la main. L\u2019\u00e9l\u00e9gance, m\u00eame aux confins de la nuit, m\u00eame lorsque les chauves-souris pioncent baves aux becs et que les rues de Conakry s\u2019animent de gn\u00f4les puantes, de quelques liqueurs irritantes et d\u2019ombres chancelantes qui font de la nuit la complice de leurs d\u00e9bauches.<\/p>\n<p>\u00c0 Conakry, la ville sommeille. Au Palais, Mamadi Doumbouya veille. Ainsi vont les choses. Le peuple b\u00e2ille. Le soldat travaille. \u00c0 l\u2019un son droit. \u00c0 l\u2019autre son devoir. Demain est un autre jour pour d\u2019autres d\u00e9fis. Tenir l\u2019\u00e9quilibre entre la volont\u00e9 de ceux qui ont l\u2019ambition de b\u00e2tir et les app\u00e9tits de ceux qui veulent d\u00e9truire, ceux qui ne vivent, ne survivent que lorsque la mis\u00e8re plante le piquet chez le voisin, pendant qu\u2019eux se cr\u00e2nent d\u2019opulence, d\u2019arrogance, d\u2019insolence. Demain est un autre jour, pour Le Parrain. Et ce demain, c\u2019est ce samedi 17 janvier 2025.<\/p>\n<p>Et nous y voil\u00e0. Nous voil\u00e0 forts de notre histoire commune du 05 septembre 2021. Nous voil\u00e0, peuple de solidarit\u00e9 guid\u00e9 par un homme de fraternit\u00e9, peuple de fiert\u00e9 men\u00e9 par un homme d\u2019humilit\u00e9. Nous voil\u00e0, apr\u00e8s avoir travers\u00e9 quatre ann\u00e9es de nos espoirs r\u00e9alis\u00e9s, apr\u00e8s quatre ann\u00e9es de nos confiances retrouv\u00e9es, apr\u00e8s quatre ans d\u2019incertitudes balay\u00e9es, apr\u00e8s quatre ans de douleurs de nos quartiers \u00e9cart\u00e9es. Nous voil\u00e0 avec une certitude qui nous \u00e9treint\u00a0: la terre ne tourne plus de la m\u00eame fa\u00e7on sous le soleil des Rivi\u00e8res du Sud.<\/p>\n<p>Nous voici, drap\u00e9s des magnifiques symphonies de ce samedi 17 janvier 2026 \u00e0 venir. Ils viendront de l\u2019est et de l\u2019ouest, du nord au sud, invit\u00e9s d\u2019ici et d\u2019ailleurs, ils viendront planter avec nous le c\u0153ur d\u2019une renaissante R\u00e9publique et insuffler en elle le sang et l\u2019\u00e2me de la poursuite d\u2019une Refondation voulue par un peuple confiant et conduit par un homme pers\u00e9v\u00e9rant.<\/p>\n<p>Et lentement, mais s\u00fbrement, voici qu\u2019on s\u2019achemine vers l\u2019un des \u00e9v\u00e9nements les plus importants de l\u2019histoire politique de notre pays\u00a0: l\u2019investiture d\u2019un Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique qui aura marqu\u00e9 le d\u00e9roulement d\u2019une Transition ayant abouti \u00e0 une Refondation indiscutable de notre \u00c9tat. Le nom de Mamadi Doumbouya restera grav\u00e9 dans la m\u00e9moire des Guin\u00e9ens pour des g\u00e9n\u00e9rations et des g\u00e9n\u00e9rations. Mamadi, chaque fois que la Guin\u00e9e tournera une nouvelle page pour avancer, ce nom r\u00e9sonnera comme un rappel de ce qui fut le fondement d\u2019un \u00c9tat r\u00e9solument tourn\u00e9 vers le d\u00e9veloppement, la prosp\u00e9rit\u00e9 et la fraternit\u00e9. Quatre ans. R\u00e9formes et infrastructures, coh\u00e9sion sociale et stabilit\u00e9, quatre ans auront suffi pour commencer \u00e0 b\u00e2tir, sept ans pour continuer \u00e0 construire. Avant et apr\u00e8s sa cons\u00e9cration \u00e0 la Magistrature Sup\u00e9rieure, une certitude s\u2019impose \u00e0 lui aux c\u00f4t\u00e9s de ses compatriotes pour la Guin\u00e9e\u00a0: la B\u00e2tir ensemble\u00a0!<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019article <a href=\"https:\/\/www.guinee7.com\/2026\/01\/13\/se-souvenir-ensemble-moi-je-me-souviens-par-souleymane-thianguel-bah\/\">Se souvenir ensemble\u2026 Moi, je me souviens ! (Par Souleymane Thi\u00e2\u2019nguel BAH)<\/a> est apparu en premier sur <a href=\"https:\/\/www.guinee7.com\/\">Guinee7.com<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quand la porte de son bureau s\u2019ouvre, qu\u2019il se redresse de sa colossale taille, qu\u2019il vous serre la main, ce qui vous saute aux yeux, le premier symbole que les lieux d\u00e9gagent, c\u2019est la modestie des lieux\u00a0: deux canap\u00e9s, une table d\u00e9bordant de dossiers sur laquelle tr\u00f4ne un ordinateur Mac\u00a0; trois fauteuils en face de &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[22],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/108011"}],"collection":[{"href":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=108011"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/108011\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=108011"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=108011"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/de.ambaguinee.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=108011"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}