
Trois personnes, dont une femme, ont été jugées ce lundi 5 décembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Dixinn pour des faits de détention, de vente et de consommation de stupéfiants. Interpellés en divers endroits, Mohamed Camara, Yéro Djouma Barry et Nsira Touré ont tous reconnu les faits qui leur sont reprochés.
En plus d’être consommateur de drogue, le premier indique avoir été interpellé à Yattaya par les services de sécurité alors qu’il était en possession de deux (2) boules.
Le deuxième a adopté la même posture que son co-prévenu. Sans entrer dans les détails liés aux conditions de son interpellation, Yéro Djouma Barry a déclaré au tribunal qu’il consommait également du chanvre indien. Selon lui, c’est au moment où il venait d’acheter une (1) boule que les agents l’ont surpris et procédé à son arrestation.
Contrairement à ces deux jeunes, Nsira Touré, elle, s’est illustrée dans la vente de produits prohibés. Trois (3) kilogrammes de drogue, un (1) paquet de Tramadol, six (6) plaquettes de comprimés B5 et trois cents (300) boules : tel est le lot saisi sur cette mère de famille. Si elle reconnaît par moments être propriétaire des trois premiers produits, elle soutient toutefois que le dernier lot, notamment les 300 boules, lui aurait été confié par une personne dont l’identité n’a pas été révélée au tribunal.
Le manque de moyens a constitué le principal argument avancé par dame Touré pour justifier ses agissements. « Je le fais à cause de mes enfants parce qu’ils les ont fait sortir de l’école et je n’ai pas de moyens pour payer leur scolarité », s’est-elle défendue.
Un moyen de défense qui n’a pas convaincu le ministère public. Dans ses réquisitions, la procureure a estimé que les agissements des trois prévenus tombaient sous le coup de la loi, notamment des dispositions des articles 832 et 835 du Code pénal. Pour elle, aucune excuse ne saurait justifier de tels actes. Elle a requis que Mohamed Camara et Yéro Djouma Barry soient déclarés coupables des faits de consommation de stupéfiants et condamnés chacun à un (1) an de prison, dont six (6) mois assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende d’un (1) million de francs guinéens.
Concernant Nsira Touré, la procureure a également demandé au tribunal de la déclarer coupable des faits de vente de stupéfiants et de la condamner à deux (2) ans d’emprisonnement, assortis d’une amende de cinq (5) millions de francs guinéens.
Avant la mise en délibéré, les trois prévenus ont eu la parole pour leurs derniers mots. À tour de rôle, Mohamed Camara, Yéro Djouma Barry et Nsira Touré ont présenté leurs excuses au tribunal et promis de ne plus récidiver.
C’est dans ce contexte que le juge Mohamed Sangaré a mis l’affaire en délibéré pour une décision attendue le 14 janvier 2026.
Lébêré Baldé
L’article Vente et consommation de stupéfiants : « ils ont fait sortir mes enfants de l’école…», plaide Nsira Touré au TPI de Dixinn est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
Last modified: 5 janvier 2026





