
Hamidou Barry, président du district préfectoral de basketball de Mamou et coach des équipes masculine et féminine de la ville, s’est confié cette semaine au micro de Guinee7.com. Avec lui, il a été question du bilan de l’année 2025, les difficultés rencontrées, les perspectives pour 2026 et un appel lancé aux ressortissants de Mamou pour une meilleure prise en charge des équipes de la ville carrefour.
2025 est derrière nous. Coach, comment se portent aujourd’hui les équipes de basketball de Mamou ?
2025 est fini. Je remercie d’abord Dieu de nous avoir donné la vie jusqu’à aujourd’hui et nous continuons à lui rendre grâce. Les équipes de basketball de Mamou se portent bien, que ce soit chez les filles, les garçons ou les minimes. Franchement, tout va bien, alhamdoulilah.
Quel bilan faites-vous du contenu sportif de l’année 2025 ?
Pour moi, 2025 a été une année d’exploit. Comme vous l’avez constaté, nous avons pris part au championnat national de basketball ainsi qu’à la Coupe nationale. Nous étions là pour apprendre et nous avons beaucoup appris. Globalement, ça s’est bien passé. L’objectif principal était de maintenir l’équipe en première division, et Dieu merci, nous y sommes parvenus.
Après le championnat, il y a eu un mini-tournoi à Labé organisé par Agibou, un ancien joueur de l’équipe nationale de Guinée évoluant en Grèce, qui organise chaque année des tournois dans la région. En 2025, l’équipe masculine de Mamou a remporté le trophée, les filles ont terminé vice-championnes. Ensuite, le 25 décembre dernier, nous avons organisé des matchs amicaux à Mamou. Chez les filles, nous avons affronté l’équipe vice-championne de Guinée, et chez les garçons, l’équipe de Coyah. Les deux équipes de Mamou se sont imposées. Le 26 décembre aussi, nous avons lancé un mini-tournoi local qui a pris fin le 30 décembre. Il a regroupé sept équipes masculines et a été remporté par l’équipe Freemans. Ce tournoi est né de l’initiative d’une basketteuse, Makeme Bayo, qui a proposé d’organiser une activité pour animer la ville. Le district, la ligue et tous les encadreurs ont accompagné cette initiative pour assurer sa réussite.
Sur le plan local, comment se passe l’animation sportive ?
L’animation se passe très bien. Pendant les congés, nous avons profité pour organiser ce mini-tournoi de cinq jours afin d’éviter que la ville ne reste inactive et surtout pour occuper les jeunes. Vous savez, quand on n’occupe pas la jeunesse, elle s’occupe elle-même.
Les matchs débutaient à partir de 16h30 ou 17h, avec deux rencontres par jour, parfois jusqu’à 21h. C’était une manière de retenir les jeunes au terrain, de les éloigner des dérives, surtout en période de fêtes où les risques d’accidents et d’autres problèmes sont élevés. Cela permet aussi d’animer la ville et d’offrir un cadre de loisirs à la population.
Quelles sont les grandes lignes du programme pour 2026 ?
Pour 2026, nous avons beaucoup de projets et de planifications. La priorité, c’est d’aligner une équipe féminine en Coupe nationale et au championnat, ce que nous n’avons pas pu faire l’année dernière. C’est un objectif majeur pour la préfecture et la région. En parallèle du championnat et de la Coupe nationale, le district et la ligue réfléchissent à la planification d’activités pendant les congés. Tout est une question d’anticipation. Nous voulons multiplier les initiatives pour encadrer les jeunes et promouvoir le basketball dans toute la région administrative de Mamou.
Quel appel lancez-vous pour pérenniser et consolider les acquis du sport à Mamou ?
Je vous remercie vraiment de m’avoir donné l’occasion d’aborder ce sujet. J’appelle tous les ressortissants de Mamou, tous les fils de la région, à se donner la main pour soutenir le sport local. Lorsqu’une équipe de Mamou doit se déplacer à Conakry, les charges sont énormes : transport, hébergement, restauration… Or, un sportif, surtout un basketteur, a des besoins spécifiques. Si les ressortissants pouvaient aider à doter Mamou d’un bus sportif, faciliter la restauration des équipes lors des compétitions, ou encore offrir des lieux d’hébergement à Conakry grâce aux familles qui y résident, cela soulagerait énormément les équipes.
Le sport est un puissant outil de promotion d’une ville. Quand l’une des équipes se déplace, elle représente Mamou. C’est pourquoi j’invite les ressortissants à accompagner les encadreurs et les autorités sportives. De notre côté, nous continuons à entraîner, encadrer et occuper les jeunes. Avec l’appui des ressortissants, Mamou peut retrouver sa place d’antan sur la scène sportive nationale.
Merci coach.
Merci à vous, Abdoul
Thierno Abdoul Barry pour guinee7.com
L’article Basketball à Mamou : Retour sur une année d’exploits et de défis en 2026 (entretien) est apparu en premier sur Guinee7.com.
Last modified: 5 janvier 2026





