Il est temps de parler franchement de la Guinée dans cette CAN 2025.
Et oui, il faut le dire sans détour : la Guinée est absente de sa propre Coupe d’Afrique des nations.
Comment est-ce possible ?
C’est pourtant la Guinée qui devait organiser cette CAN. Un pays de rêves, de promesses… mais surtout de décalage profond avec la réalité.
Comment expliquer qu’un pays incapable d’offrir un stade fonctionnel à son peuple ait pu prétendre accueillir la plus grande compétition africaine de football ?
En juillet 2022, on pouvait lire sur le site de Jeune Afrique :
« La Coupe d’Afrique des nations 2025 doit avoir lieu en Guinée. Mais le pays a accumulé de nombreux retards, et des doutes émergent sur sa capacité à accueillir la compétition. »
Certains diront aujourd’hui que la Guinée est capable, que la Guinée progresse.
Nous avons entendu des responsables politiques, des journalistes sportifs, accompagner ces illusions.
Certains sont même allés jusqu’à exhiber des images du stade du 28-Septembre repeint en rouge-jaune-vert, en annonçant fièrement qu’il serait prêt « dans quelques semaines ».
Mais la vraie question est la suivante :
Que veut réellement le peuple guinéen ?
Un stade fonctionnel, ou un stade outil de propagande ?
Nous savons tous la réponse.
Il ne s’agit que de démagogie. De communication creuse.
Il n’y a ni base solide, ni vision stratégique, ni plan structuré pour le football guinéen, encore moins pour les infrastructures sportives.
Quand on observe les nations qui participent aujourd’hui à cette CAN, le constat est brutal :
le retard sportif, organisationnel et stratégique de la Guinée est criant.
Sommes-nous capables de nous remettre en question ?
Sommes-nous capables de reconnaître que, dans l’état actuel des choses, nous ne sommes pas prêts ?
Sommes-nous capables d’admettre la nécessité d’une refonte globale de notre système footballistique ?
Dans toute cette situation, le plus grand perdant reste le peuple guinéen.
Privé de CAN.
Privé de matchs à domicile.
Privé de la ferveur populaire qui unit tout un pays derrière son équipe.
Car oui, en Guinée, le football est bien plus qu’un sport :
c’est un vecteur d’unité nationale, une passion commune, un exutoire social.
Et j’ose le dire clairement aujourd’hui :
au vu des conditions de préparation, la RDC et la Tanzanie méritaient leur qualification devant la Guinée.
Saidou DIALLO,
Guineefoot France
Last modified: 10 janvier 2026






