
Comme annoncé, le Conseil National de la Transition (CNT) a examiné et adopté, ce jeudi 5 mars 2026, le projet de loi-plan 2026-2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable « Simandou 2040 », ainsi que le projet de loi-programme 2026-2030.
Plusieurs personnalités gouvernementales, institutionnelles et diplomatiques ont pris part à cette séance plénière, parmi lesquelles le Premier ministre Amadou Oury Bah.
Dans son allocution de circonstance, le ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement (MPCID), Ismaël Nabé, a apporté de larges éclairages sur ces textes qui constituent, selon lui, « l’acte fondateur d’une nouvelle étape de notre trajectoire nationale ». Il a également souligné que « le programme Simandou 2040 ne constitue pas un plan sectoriel supplémentaire », mais s’inscrit dans une vision globale de transformation économique et sociale du pays.
« La Loi de Plan 2026–2040 et la Loi Programme 2026–2030, toutes deux relatives au Programme de Développement Socio-Economique Durable et Responsable Simandou 2040, instituent pour la première fois dans l’histoire contemporaine de notre pays un cadre juridique, économique et stratégique unifié destiné à organiser, sur quinze années, la transformation structurelle de la Guinée (…) Le Programme Simandou 2040 ne constitue pas un plan sectoriel supplémentaire. Il représente un changement de modèle économique : le passage d’une économie d’exportation brute à une économie de transformation, le passage d’une croissance fragmentée à une croissance structurée, le passage d’une action publique dispersée à une transformation nationale planifiée, le passage d’un horizon court à une vision intergénérationnelle. Il repose sur cinq piliers structurants : Agriculture, Industrie alimentaire et Commerce ; Éducation et Culture ; Infrastructures, Transports et Technologies ; Économie, Finance et Assurance ; Santé et Bien-être. Il rassemble 122 mégaprojets, 36 réformes structurantes et plus de 200 milliards de dollars US à mobiliser sur un horizon de quinze années, portés par une ambition claire : permettre à la Guinée d’entrer durablement dans le cercle des économies émergentes. Le Programme Simandou s’inscrit pleinement dans les Objectifs de Développement Durable, l’Agenda 2063 de l’Union africaine, la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) et les engagements climatiques internationaux, affirmant ainsi notre ambition de devenir un pôle de croissance régional, un acteur industriel africain et un partenaire économique fiable. Ce Programme repose sur une structuration financière rigoureuse : 12 % de financements concessionnels, 18 % issus du Fonds souverain guinéen, 32 % de ressources publiques et 38 % mobilisées auprès du secteur privé. Mais au-delà des chiffres, Simandou 2040 porte une ambition plus profonde. Lorsque nous savons que près de quatre Guinéens sur cinq ont moins de 35 ans selon les résultats du RGPH-4, ce programme prend alors une dimension particulière : celle de faire de la richesse nationale un patrimoine intergénérationnel », dira le ministre Nabé.
Poursuivant son intervention, il a indiqué que la Loi de Plan 2026-2040 est bien plus qu’une simple formalité juridique.
« C’est un acte de souveraineté. Cette loi garantit : la continuité de l’action publique au-delà des cycles politiques ; la sécurité juridique des engagements de l’État ; la cohérence entre la stratégie nationale et les lois de finances ; ainsi que la prévisibilité nécessaire aux investisseurs et partenaires internationaux. Elle marque le passage décisif d’une logique de projets isolés à une véritable architecture nationale de transformation économique… »
Youl
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Last modified: 6 mars 2026





