
La Fondation Kanimba pour l’humanitaire (FOKAH) a été officiellement lancée ce samedi 7 mars, lors d’une cérémonie organisée dans un réceptif hôtelier, en présence de représentants des institutions républicaines, d’autorités morales et religieuses, de partenaires du secteur privé, ainsi que d’acteurs de la société civile et des médias.

À cette occasion, la vice-présidente de la fondation, Mme Diané Fatima Koné, a présenté la vision et les axes d’intervention de cette nouvelle organisation engagée dans l’action humanitaire en Guinée.

Dans son intervention, Mme Diané Fatima Koné a expliqué que la création de cette fondation répond à une volonté de passer à l’action face aux défis sociaux. « Nous sommes ici pour donner le coup d’envoi d’une institution solide qui a décidé de regarder les défis de notre société droit dans les yeux, de refuser la fatalité et de dire d’une seule voix : “Il est temps d’agir”. »
Elle a également salué l’engagement du président de la fondation, M. Diané Abdoul wahab, dont la vision a inspiré la mise en place de cette structure. « Pour lui, donner n’est pas un acte de reconnaissance, c’est une éthique de vie », a-t-elle affirmé, précisant que la fondation représente « l’institutionnalisation d’une vision » visant à structurer les actions de solidarité.
Selon la vice-présidente, l’objectif est de transformer les élans de générosité en programmes structurés et durables. « La Fondation est née pour que cette vision de solidarité devienne un moteur de développement concret, intelligent et durable pour la Guinée. »
Pour atteindre cette ambition, la fondation s’appuiera sur quatre piliers stratégiques. Le premier concerne la santé, un domaine considéré comme essentiel au développement des communautés : « d’abord la santé, parce qu’aucun développement n’est possible si le corps souffre. Nous agirons pour que l’accès aux soins de proximité soit un droit pour chaque famille. »

Le deuxième pilier est consacré à l’éducation, avec une attention particulière portée à la scolarisation des jeunes filles : « la Fondation Kanimba fera de la lutte contre le décrochage scolaire des jeunes filles son combat prioritaire. Nous lèverons les barrières pour qu’aucune fille ne boude l’école, parce qu’une femme instruite, c’est une femme qui a les outils pour bâtir l’avenir. »
La fondation entend également développer des actions sociales en faveur des personnes les plus vulnérables : « pour ne laisser personne au bord du chemin, nous transformerons la précarité en dignité, pour un soutien ciblé et humain. »
Enfin, la dimension religieuse constitue le quatrième pilier de l’organisation. « Nous soutiendrons les initiatives qui renforcent notre spiritualité et notre vivre-ensemble », a indiqué la vice-présidente.
Mme Diané Fatima Koné a par ailleurs insisté sur l’importance de la transparence et de la rigueur dans la gestion des ressources de la fondation afin de garantir la confiance des partenaires : « chaque franc investi par la Fondation sera tracé et orienté vers un impact mesurable. Nous voulons être un modèle d’intégrité, une institution dont la gouvernance est à la hauteur de l’humanisme du Président Wahab. »

Présent à la cérémonie, Cheick Abdallah Bengaly Doumbia, ami de la fondation, a salué l’initiative et rappelé l’importance de la solidarité dans la société. « Dieu nous a créé pour servir les autres. Celui qui aura compris ça, a compris sa mission sur cette terre. Celui qui pense qu’il peut vivre sans les autres ou qui pense à lui seul, ne peut jamais vivre paisiblement dans ce bas monde », a-t-il déclaré, estimant que l’engagement du fondateur s’inscrit dans cette logique de service.
Selon lui, l’aide aux autres ne dépend pas uniquement des moyens financiers : « certains vont dire qu’il faut avoir beaucoup d’argent ou avoir beaucoup pour le faire. Non. C’est une décision. »

De son côté, le religieux Elhadj Alseny Sylla a également salué la vision portée par le fondateur de la fondation et a appelé les autorités et les citoyens à accompagner cette initiative. « Ce que je retiens du Fondateur, c’est que c’est un baobab. J’invite l’Etat et plus particulièrement Monsieur le Président de la République et son gouvernement de l’assister », a-t-il lancé.
Le religieux a par ailleurs insisté sur l’importance de l’éducation pour le développement du pays. « Les axes prioritaires de cette fondation méritent d’être la mission de l’Etat. Pour qu’un pays se développe il faut mettre l’accent sur l’éducation », a-t-il souligné, avant d’appeler à une mobilisation collective autour de cette initiative : « chacun doit s’efforcer à contribuer, à assister cette fondation. Puisque les fondateurs peuvent passer. Mais la Fondation reste. »
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
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Last modified: 7 mars 2026





