
La question de la présence de personnes décédées sur les listes électorales suscite des interrogations à l’approche des échéances électorales. Interpellée sur le sujet, notamment à la suite du décès récent de Mamadou Sylla, la Directrice générale des élections, Mme Camara Djenabou Touré, a apporté des précisions sur le mécanisme en vigueur.
Selon elle, la gestion des cas de décès dans le fichier électoral obéit à une procédure bien définie, directement liée au Registre national des personnes physiques (RNPP), d’où est issu le fichier électoral.
Elle explique : « c’est la gestion des cas de décès dans le fichier électoral. Le fichier électoral est tiré du registre national des personnes physiques. Donc le cas Mamadou Sylla que vous prenez paix à son âme qui a été un grand homme politique, un grand homme d’affaires dans notre pays, paix q son âme et que Dieu lui pardonne ses péchés et l’accueille dans le paradis. C’est un peu la même situation quand Jean Marie Doré décédée ici. »
Détaillant les différentes étapes administratives, Mme Touré souligne que tout commence par une déclaration officielle du décès, suivie de l’autorisation d’inhumation et de la confirmation de la mise en terre par les autorités compétentes « la procédure veut quoi au niveau du RNPP? D’abord il y a la déclaration de décès. Ensuite il y a l’autorisation d’inhumation et la déclaration de décès qui prouvent que le corps a été mis en terre va dans la commune de Dixinn. L’officier d’état civil établit le certificat de décès de M. Mamadou Sylla . Ce certificat de décès, puisque c’est lui-même qui a la charge, il notifie une copie de ce certificat de décès qui fait que dans le RNPP, M Mamadou Sylla n’apparaîtrait pas sur une liste électorale. »
Elle insiste sur le fait que ce mécanisme est en cours de consolidation, tout en reconnaissant sa complexité : « ce système est en train de se mettre en trace. Mais le travail qui se fait on a pas le temps d’expliquer. Mais c’est ça la procédure. »
La Directrice générale des élections a également tenu à lever toute équivoque sur le rôle de son institution dans ce processus : « ce n’est pas la DGE qui voit que quelqu’un est décédé la DGE se lève et enlève Normalement c’est pas cette procédure Mais y a la procédure de déclaration à la procédure d’inhumation et à la procédure d’établissement et certificat de décès et c’est à l’issue du certificat de décès qui est scanné qui permet de mettre fin à la vie de l’intéressé dans le RNPP et qui ne peut plus apparaître sur un autre fichier. »
Enfin, évoquant le cas spécifique du défunt leader politique, elle précise que les dispositions légales ont été respectées pour son remplacement sur les listes électorales : « il est déjà remplacé. Ainsi va à la vie. L’article 169 est très clair au cours du dépôt du dossier, en cas de décès, le parti désigne la personne qui doit remplacer et UDG à déjà procéder au remplacement. Il est déjà remplacé sur la liste. »
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
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Last modified: 24 avril 2026




