
L’affaire mettant en cause Soriba Soumah, Directeur général du Centre national de formation sociale appliquée (CNFSA) de Jean Paul II, Ismaël Traoré, entrepreneur, et Mohamed Sangaré, comptable actuellement en fuite, a été examinée ce lundi devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Les prévenus sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite, ainsi que pour complicité.
Au cours de l’audience, après une suspension, le parquet a sollicité du tribunal l’autorisation d’accomplir des diligences en vue de citer l’État en qualité de partie civile. Une requête à laquelle la défense s’est fermement opposée. Les avocats des prévenus ont estimé qu’aucune partie civile ne saurait être constituée dans ce dossier, dénonçant également une tentative de restriction de leur droit à la parole.
Face à cette divergence, le juge a évoqué un souci d’efficacité dans la conduite de la procédure, suggérant un renvoi de l’affaire afin d’éviter tout rétropédalage. Mais la défense, insistant pour la poursuite immédiate des débats, a obtenu gain de cause.
À l’issue des échanges, les avocats ont plaidé pour la mise en liberté provisoire de leurs clients, soutenant notamment que « le parquet qui poursuit cherche des preuves ». Ils ont fait valoir que les prévenus disposent d’attaches solides en Guinée et présentent des garanties de représentation.
L’avocat d’Ismaël Traoré a, pour sa part, indiqué que les équipements au cœur du dossier sont attendus prochainement à Conakry, estimant que le maintien en détention de son client pourrait compromettre les opérations de dédouanement.
Le parquet s’est opposé à ces demandes. Un substitut du procureur a rappelé que « le dossier vient d’être entamé » et que plusieurs personnes citées pourraient encore comparaître. Il a ainsi requis le maintien des prévenus à la disposition de la justice « jusqu’à l’obtention de la vérité ».
Dans sa décision, la cour a rejeté les demandes de mise en liberté provisoire, les jugeant « inopportunes ». L’affaire a été renvoyée au 11 mai prochain pour la citation éventuelle de la partie civile.
Abdoul Lory Sylla pour Guinee7.com
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Last modified: 4 mai 2026




