
À quelques semaines de la Mamaya, grand rendez-vous culturel de la Haute-Guinée, les autorités administratives de Kankan accélèrent les préparatifs.

Objectif affiché : présenter une ville propre et maîtriser la flambée des prix à l’approche des festivités et de la Tabaski.
Réunis à la préfecture, les 57 chefs de quartier, les responsables communaux et les cadres de l’administration ont été appelés à une mobilisation renforcée autour de deux priorités : l’assainissement urbain et la régulation des denrées de première nécessité.
Le préfet, le colonel Mohamed Niang, a rappelé l’enjeu d’image que représente la Mamaya, un événement qui attire chaque année des visiteurs nationaux, de la diaspora et des étrangers. « Nous devons multiplier les efforts pour offrir une ville propre, accueillante et sécurisée », a-t-il déclaré.
Une ville appelée à se mettre à niveau
Sur le terrain, le constat reste contrasté. « Si vous parcourez la ville, vous verrez qu’il y a encore des zones où les conditions de vie sont difficiles », a reconnu le préfet, annonçant la mise en place prochaine d’une équipe permanente dédiée à la salubrité.
Les autorités misent sur une responsabilisation accrue des quartiers. Les zones situées le long des grandes artères seront chargées de l’embellissement et du nettoyage, tandis que d’autres devront intervenir dans les marchés, les lieux publics et les espaces de culte. Une nouvelle réunion est annoncée pour préciser les actions à mener.
Prix de la viande : un encadrement imposé
Autre sujet sensible : la hausse des prix, en particulier celui de la viande. Selon les autorités, les tarifs ont connu une augmentation jugée excessive ces derniers jours.

« Certains sont passés de 50 000 à 80 000 francs pour la viande. C’est inacceptable », a dénoncé le préfet, évoquant une intervention des services compétents. Un compromis a été fixé : 65 000 francs pour la viande sans os et 60 000 francs avec os.
Le message est clair : toute tentative de spéculation sera surveillée.
« Nous n’allons pas accepter l’inacceptable. Notre rôle est de veiller au bien-être de la population », a insisté le colonel Mohamed Niang
Mobilisation locale et appui institutionnel
Présent à la rencontre, Mohamed Savané a salué l’initiative, tout en appelant à renforcer les moyens sur le terrain. Il a rappelé que des efforts d’assainissement ont déjà été engagés dans plusieurs quartiers, parfois dans une dynamique de concurrence locale, mais qu’ils nécessitent un appui plus structuré.
De son côté, Maïmouna Kaba, cheffe d’antenne régionale de l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP), a précisé le rôle de son institution. Elle a évoqué un accompagnement technique et financier, en coordination avec les collectivités locales, pour adapter les actions aux réalités du terrain.
Elle a également lancé un appel à l’implication citoyenne, soulignant que l’assainissement ne relève pas uniquement de l’État, mais de l’ensemble de la population.
Au-delà des annonces, la pression monte sur les autorités locales pour livrer des résultats visibles avant la Mamaya. Entre exigences sanitaires, enjeux économiques et attentes sociales, Kankan joue une partie de son image.
Les prochaines semaines diront si cette mobilisation se traduit concrètement sur le terrain, dans une ville appelée à accueillir un afflux important de visiteurs.
Karifa Kansan Doumbouya, correspondant à Kankan
620 42 42 96
L’article Mamaya 2026 à Kankan : 57 chefs de quartier mobilisés pour l’assainissement, le prix de la viande encadré entre 60 000 et 65 000 GNF est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
Last modified: 6 mai 2026




