
L’Association pour le développement de Forécariah (ADEF) a animé une conférence de presse ce lundi 18 mai 2026 pour annoncer l’organisation de la neuvième édition du « Forécariah Donki Sali ». À travers cette initiative culturelle et communautaire organisée autour de la fête de Tabaski, les membres de l’association entendent renforcer la cohésion sociale tout en impulsant des actions concrètes de développement dans la préfecture.
Face à la presse, les responsables de l’ADEF ont présenté les activités prévues pour cette édition, mais aussi les projets qu’ils ambitionnent de réaliser dans les années à venir.
À leur tête, le président de l’association, Abdoulaye Touré, a rappelé la vision portée par la structure : « on veut réaliser des écoles, on veut assister des groupements de femmes dans la saponification. On a même pensé à un projet de reboisement parce qu’aujourd’hui Forécariah commence à être entouré par les mines. »
Revenant sur la création de l’ADEF, il a expliqué que l’association se veut un cadre fédérateur regroupant l’ensemble des fils et filles de la préfecture : « notre logo, c’est quatre bras qui se tiennent à l’image des quatre cantons de Forécariah. Nous avons le canton de Moriah, le canton de Benna, le canton de Samou, et le canton de Kimambourou. Nous sommes dit de mettre une nouvelle structure qui va cette fois-ci prendre en compte toutes les 11 préfectures de Forécariah. Donc on a mis cette structure qui s’appelle ADEF, association pour le développement de Forécariah. Nous, nous sommes dit que chacun peut apporter sa pierre angulaire pour l’édification de la maison commune qui est Forécariah. »
Le président de l’association a également mis en avant plusieurs réalisations déjà effectuées par l’ADEF dans la localité : « on a réalisé certaines écoles à Forécariah. Il y a une grande mosquée qui se trouve dans l’un des 6 quartiers de Forécariah qui s’appelle ADEF, les sages ont bien voulu donner le nom de cette mosquée à l’association parce que nous sommes les réalisateurs, sinon c’était pas nous. On a réalisé des toilettes publiques pour Forécariah on a participé à la rénovation de certaines écoles et de certaines infrastructures. On a assisté beaucoup de personnes sur le plan sanitaire. On a aidé certains à avoir de l’emploi, on a accompagné d’autres enfants pour leur voyage d’études à l’extérieur. »
Selon les organisateurs, « Forécariah Donki Sali » est né d’une volonté de créer un grand rassemblement communautaire inspiré d’initiatives similaires existant dans d’autres régions du pays : « Forécariah Donki Sali, c’est une festivité, il est vrai. Nous, nous sommes comparés parce que, comme on le dit, pour se développer, il faut se comparer à ceux qui ont progressé, ceux qui ont évolué. Donc nous, nous sommes comparés aux filles et fils ressortissants de Kankan. par rapport à leur structure qu’on appelle Kankan Mamaya. Donc nous aussi on a pensé il faut créer quelque chose à Forécariah qui puisse regrouper tous les fils pendant la fête. Parce que d’habitude on fêtait la tabaski ici. »
Poursuivant, Abdoulaye Touré a indiqué que cette fête vise également à valoriser les danses et traditions culturelles locales : « nous avions pensé il faut qu’on fasse un retour à Forécariah pour organiser la fête pour nos parents, pour nos frères, pour tout le monde, en un mot pour la communauté. Donc c’est pourquoi on a pris l’initiative de créer Forecariah Donki Sali. Puisqu’il y a Yankadi chez nous, il Yolé, il y a Lèpourè, il y a Makourou, il y a Témouré, il y a Touboussêssè, même Soli, je ne veux pas détourner la chose mais a pris sa genèse à Benna. Kindia a développé après. Donc on a pas mal de pas de danse. Nous avions voulu maintenant mettre tout ensemble pour ne pas créer la frustration. On a dit Forécariah Donki Sali. »
Les responsables de l’ADEF ont aussi souligné que cette rencontre annuelle ne se limite pas à l’aspect festif. Elle constitue également un cadre de réflexion autour du développement de la préfecture : « on a travaillé durant toute l’année ce qui fait qu’aujourd’hui nous sommes dans la neuvième édition. Le jour de Arafat, on trouve les moyens, on imole les Bœuf, on réuni les imams de la localité qui viennent lire le Coran entier dans ces 114 sourates, les 114 sourates pour qu’il y ait la paix à Forécariah, dans la Guinée et le monde entier pour l’Union, pour la Concorde, pour que les fils de Forécariah en particulier et ceux de la Guinée se donnent la main. »
« Mais aussi la question du développement parce que après la fête, le lendemain, le deuxième jour, le troisième jour, on se retrouve en forum, on discute les questions du développement, ce qu’on doit réaliser pour l’année prochaine et quand on va organiser. On a l’habitude de le faire, à chaque fête, on vient inaugurer avant ou après la fête un édifice qu’on a eu à réaliser », a-t-il déclaré.
Enfin, le président de l’ADEF a lancé un appel à l’unité et à l’engagement des ressortissants de Forécariah afin d’accompagner les projets de développement de la préfecture : « personne ne peut développer Forécariah sans les fils et les filles de Forécariah. Donc on a des ambitieux projets, comme je le disais tantôt, on veut réaliser des écoles, on veut assister des groupements de femmes et de saponification. On a même pensé sur un projet de reboisement aujourd’hui parce que Forécariah commence à être entouré par les mines. Il fait chaud à Forécariah, donc pendant la saison pluvieuse, nous allons planter des arbres pour qu’il y ait l’ombre. »
Les membres de l’association ont finalement invité tous les fils et filles de Forécariah à rejoindre le mouvement afin de contribuer au développement de leur localité.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
L’article Forécariah : l’ADEF annonce la 9e édition du « Forécariah Donki Sali » et réaffirme ses ambitions pour le développement local est apparu en premier sur Guinee7.com.
Last modified: 19 mai 2026




