
Depuis plusieurs jours, la préfecture de Dabola traverse une grave crise d’approvisionnement en carburant, particulièrement en essence. Une situation qui perturbe fortement les activités économiques et sociales, plongeant conducteurs, commerçants et citoyens dans une inquiétude grandissante.
Dans les différentes stations-service de la ville, les longues files d’attente sont désormais devenues le quotidien des automobilistes et motocyclistes. Sous une chaleur accablante, des dizaines d’usagers patientent pendant des heures dans l’espoir d’obtenir quelques litres de carburant, souvent sans succès.
La rareté de l’essence se fait également sentir sur le marché noir où le précieux liquide est vendu à des prix exorbitants. Le litre s’y négocie entre 20 000 et 25 000 GNF, soit bien au-dessus du tarif officiel, aggravant davantage les difficultés des populations.
Pour les conducteurs de moto-taxi, cette crise est devenue un véritable cauchemar. Sékou Diané, l’un d’eux, ne cache pas son désarroi :
« Aujourd’hui, de nombreuses activités sont paralysées. Nous souffrons énormément de cette pénurie. Les déplacements deviennent compliqués et nous peinons à trouver de l’essence. Notre survie dépend de notre activité de moto-taxi, mais sans carburant, nos motos restent immobilisées. Nous demandons aux autorités de trouver rapidement une solution durable à cette crise qui persiste. »
Même son de cloche chez Mamadou Saliou Barry, citoyen de la localité, qui dénonce certaines pratiques qu’il juge préjudiciables à la population.
« Les commerçants, les transporteurs, les agriculteurs et même les ménages sont durement touchés. Certaines stations disposent pourtant de carburant, mais refusent de servir la population. Elles privilégieraient clandestinement certains revendeurs qui alimentent ensuite le marché noir. Nous appelons les autorités à faire toute la lumière sur ces pratiques et à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette situation. »
Cette pénurie affecte désormais l’ensemble du tissu socio-économique de Dabola. Les déplacements sont réduits, les coûts de transport augmentent et de nombreuses activités tournent au ralenti, avec des conséquences directes sur le quotidien des habitants.
En attendant un retour à la normale, les populations continuent de subir les effets d’une crise qui s’installe dans la durée et dont l’issue demeure, pour l’heure, incertaine.
Mamadou Alpha Keïta pour guinee7.com
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Last modified: 9 juin 2026




