
Ce jeudi 18 juin 2026, notre rédaction est allée à la rencontre de Louncény Mara, plus connu sous le nom de José Mourinho, à Sanoyah, derrière le camp Kwame NKrumah, où il vit auprès de sa sœur. Victime de complications liées à l’hypertension artérielle depuis plusieurs années, il vit aujourd’hui avec de lourdes séquelles qui l’obligent à se déplacer avec difficulté. Malgré les effets de la maladie, qui rendent chacun de ses mouvements pénibles, il garde l’espoir de recouvrer sa santé.
« Dans le championnat guinéen, je suis entraîneur de football depuis plus de 30 ans. J’ai servi le football guinéen depuis la base, à Faranah, avant de revenir à Conakry. J’ai entraîné plus d’une dizaine de clubs guinéens »
« J’étais allé à l’entraînement. Après la séance, j’ai beaucoup couru ce jour-là. À un moment, je n’ai plus pu m’arrêter. Ce sont les gens qui m’ont dit : “Arrête, coach !” J’en avais trop fait. Heureusement que j’ai arrêté, sinon j’allais tomber sur le terrain. »
Selon ses propres déclarations, il a consacré une grande partie de sa vie au football guinéen, au service de plusieurs clubs du pays, avant d’être frappé par la maladie. Abandonné par son épouse au moment de son hospitalisation et sans ressources suffisantes pour poursuivre ses soins, il lance un appel pressant aux autorités, aux acteurs du football et aux personnes de bonne volonté.
« Dans le championnat guinéen, je suis entraîneur de football depuis plus de 30 ans. J’ai servi le football guinéen depuis la base, à Faranah, avant de revenir à Conakry. J’ai entraîné plus d’une dizaine de clubs guinéens », raconte-t-il.
D’après son récit, tout commence le 8 octobre 2022, après une séance d’entraînement avec le FC Séquence de Dixinn.
« J’étais allé à l’entraînement. Après la séance, j’ai beaucoup couru ce jour-là. À un moment, je n’ai plus pu m’arrêter. Ce sont les gens qui m’ont dit : “Arrête, coach !” J’en avais trop fait. Heureusement que j’ai arrêté, sinon j’allais tomber sur le terrain. »
Quelques heures plus tard, son état se dégrade à domicile.
« Vers 19h21, je voulais m’asseoir dans le fauteuil pour regarder les informations. Mais malheureusement, je suis tombé. Il n’y avait que mon fils à côté de moi. C’est ainsi que j’ai été complètement paralysé. »
Pris en charge à Conakry, puis évacué en Tunisie grâce au soutien d’un responsable sportif, il affirme avoir bénéficié de soins avant de revenir au pays.
« Un de mes présidents de club est venu à mon secours. Il a pris en charge tous mes frais, du billet d’avion jusqu’à l’hébergement. Je suis allé me faire soigner, mais je suis rentré prématurément. »
« J’étais marié, j’ai des enfants. J’avais une femme, mais elle m’a quitté. Elle est partie. J’étais sur le lit d’hôpital quand elle m’a dit qu’elle ne pouvait plus rester avec moi. »
Aujourd’hui, José Mourinho affirme vivre avec des séquelles importantes qui limitent ses mouvements.
« J’ai le côté droit très affaibli. Je marche, mais avec beaucoup de difficulté. C’est pourquoi je demande l’assistance des uns et des autres », confie-t-il.
Au-delà de la maladie, il évoque une rupture qui l’a profondément marqué.
« J’étais marié, oui, j’étais marié, j’ai des enfants. J’avais une femme, mais elle m’a quitté. Elle est partie. J’étais sur le lit d’hôpital quand elle m’a dit qu’elle ne pouvait plus rester avec moi. »
Sans revenus stables, il dit vivre dans une grande précarité.
« Vous savez combien il est difficile de vivre en Guinée sans travail et sans ressources. J’en ai vraiment souffert », explique-t-il.
Son souhait aujourd’hui reste simple : accéder à des soins adaptés à l’étranger.
« J’aimerais poursuivre mon traitement. J’aimerais retrouver ma santé », dit-il.
Il s’adresse directement aux autorités et aux acteurs du football guinéen.
« J’aimerais demander au président de la République de voir ma situation et de m’aider à quitter le pays afin que je puisse me faire soigner dans les meilleures conditions. Les footballeurs, les encadreurs ou encore les dirigeants du football, tous ceux qui peuvent m’aider, à commencer par KPC ou Antonio Souaré, j’aimerais bénéficier de leur assistance. »

À ses côtés, sa sœur, M’Mahawa Mara, assume difficilement le quotidien depuis environ trois mois. Vendeuse de condiments, elle tente de subvenir aux besoins de la famille malgré des revenus limités.
« Moi, je ne travaille pas. J’ai une petite table où je vends des condiments. C’est avec cela que nous faisons nos courses et nos dépenses. »
Elle affirme que l’aide reçue reste insuffisante face aux besoins médicaux.
« Il y a des personnes qui l’appellent pour lui donner un peu d’argent. Mais cela ne peut ni assurer son traitement ni le soulager de sa souffrance. »
Très émue, elle refuse néanmoins de l’abandonner.
« C’est quelqu’un de très gentil. C’est lui qui me soutenait. Même si nous devons nous contenter de bouillie ou d’eau chaude, je préfère cela plutôt que de le laisser seul ici. »
Aujourd’hui, José Mourinho continue d’espérer qu’un élan de solidarité lui permettra de poursuivre ses soins et de retrouver une vie plus digne.
Christine Finda Kamano & Robert Kourouma
L’article Paralysé et sans ressources, le coach sportif Louncény Mara ‘’José Mourinho’’ lance un appel au chef de l’État : « Aidez-moi à me soigner » est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
Last modified: 18 juin 2026




