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Cryptomonnaies et cryptoactifs : les Services spéciaux mobilisent les acteurs de la chaîne pénale dans la lutte contre le blanchiment des capitaux

26 juin 2026

Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux intégré à la cryptomonnaies et les cryptoactifs appelé en d’autres termes la monnaie du futur, plusieurs acteurs de la chaine pénale, venus de la Cour d’appel, de la Cour des Répressions des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), de la Direction Centrale des Investigations Judiciaires de la Gendarmerie Nationale (DCIJ-GN), de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) de l’Office de Représentation des Délits Économiques et Financiers (ORDEF) se sont rencontrés pour échanger.
À travers cette action,  le secrétariat général à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre le crime organisé entend mieux outiller ces acteurs pour répondre aux attentes de la population et des autorités sur toutes les formes de criminalité, notamment les acteurs pénaux évoluant dans la criminalité économique à travers la cryptomonnaie qui est en train de monter en flèche.
Saluant la vision du Président Mamadi Doumbouya allant dans le sens de renforcer les capacités opérationnelles des services de sécurité et de défense, le secrétaire général des services spéciaux, le général Mohamed Lamine Simankan a, lors de son intervention tenue dans la salle polyvalente Général de Division Amara Camara, rappellé la genèse de cette initiative. «On a souhaité organiser cette séance de formation du fait que vous n’êtes pas sans savoir, aujourd’hui, les formes de criminalité sont en train de changer, sont en train d’évoluer. On ne voudrait plus rester à courir derrière les criminels, à chercher à comprendre comment ils agissent, mais plutôt à anticiper sur eux. On veut être à l’avant, au bout de leur chemin, à les attendre. C’est pourquoi on a aujourd’hui essayé avec toutes les autres structures de la chaîne pénale, concernant cette nouvelle forme de criminalité, mettre nos hommes au point de la nouvelle technologie, qui est la nouvelle forme de criminalité, qui s’empare du terrain déjà un peu partout»
Pour sa part, Abdoulaye Israël Kpogomou, avocat général près de la Cour d’appel de Conakry a salué la qualité des échanges qui ont porté sur le blanchiment des capitaux. «Je commence d’abord par remercier le secrétariat général à la présidente chargé des services spéciaux, de la lutte contre le crime organisé, d’avoir eu l’initiative d’organiser une formation aussi importante, qui a regroupé les acteurs essentiels de la chaîne pénale, à commencer par les magistrats, les officiers de police judiciaire, les autres techniciens, les cadres de services de lutte contre la corruption. Je m’en vais vous dire que la formation a été d’une grande importance pour nous, parce que grâce à l’expert, pour ceux qui ne connaissent pas le domaine des cryptoactifs, nous avons eu la chance de découvrir non seulement ce domaine, mais aussi de cerner l’utilisation de ces cryptoactifs dans le cadre de la commission des infractions qui appartiennent au grand groupe des infractions qu’on appelle les crimes organisés»
Remerciant les services spéciaux pour l’initiative, le substitut de procureur spécial près de la cour des infractions économiques et financières, Pierre-Sébé Kamano a rassuré que les concepts reçus permettront de démystifier cette autre forme de criminalité virtuelle. «Cette formation m’a permis de comprendre que le blanchiment est aussi opéré ailleurs, ce n’est pas que dans le cadre où il est visuel, objectivement constatable, mais aujourd’hui, de façon virtuelle, le numérique, c’est un domaine qui est vraiment propice à ce qu’on appelle le blanchiment. Vous savez, le phénomène criminel, les agents pénaux sont toujours en avance, ou se mettent toujours en avance sur les législations, sur le législateur, sur les lois. Donc, il était vraiment important que nous soyons outillés en ce qui consiste à s’approprier des techniques, même si on se cache de nous sur un plan visuel, mais on peut aussi intégrer la sphère la plus cachée pour traquer ces délinquants», assure le substitut du procureur près la CRIEF.
Present sur les lieux, le lieutenant Moussa Fanta Camara, en service à la Direction Centrale des Investigations Judiciaires de la Gendarmerie Nationale DCIJ-GN) trouve que cette formation leur permettra de faire face à ce nouveau phénomène de délinquance financière.
«C’est un sentiment de satisfaction dans la mesure où cette formation a été un plus dans le cadre du renforcement de nos capacités opérationnelles. Aujourd’hui, la criminalité est en train de prendre des formes diversifiées. C’est ma première fois de suivre une telle formation, surtout en ce qui concerne l’une des facettes de cette criminalité. Quand vous prenez la crypto-monnaie, ça nous fait savoir aujourd’hui quelle est la condition en cas d’une enquête concernant les cryptos actifs. Dans la mesure où cette formation nous a donné des outils, des connaissances, des concepts pour nous donner une conduite à suivre dans le cadre des enquêtes, pour des telles perspectives d’enquête judiciaire», a-t-il expliqué.
Plus loin, Mohamed Cherif Abdoulaye Diallo, directeur général adjoint de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) de revenir sur l’utilité de ce cadre d’échange. «La formation, l’atelier qui vient de s’achever, est le début d’un processus de renforcement des capacités et des institutions, de l’écosystème mis en place par les autorités guinéennes pour lutter contre le blanchiment des capitaux. Le blanchiment des capitaux, originellement, la lutte se menait au niveau des institutions ordinaires, au niveau des banques, au niveau des échanges connus et qui sont matériels. Mais le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui a évolué».
Par ailleurs, le faciliteur de cette rencontre d’échange, Assadi Hamdan, expert douane au sein de plusieurs organisations est revenu sur les thématiques abordées. «Nous avons travaillé sur les cryptomonnaies dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée en intégrant le paramètre qu’aujourd’hui, la cryptomonnaie, les cryptoactifs sont partie intégrante de la lutte contre la criminalité organisée par l’intermédiaire de différents modes de blanchiment. […] C’est la première phase d’une formation en matière de cryptoactifs. La deuxième phase sera les techniques d’investigation en matière de blanchiment et de cryptoactifs et de cryptomonnaies».
Mamadou Yaya Barry 

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Last modified: 26 juin 2026

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