
Guinée- À Kagbelen, l’un des points de passage les plus fréquentés de la route Le Prince, la situation commence à s’améliorer. Près de deux semaines après le déraillement d’un train minéralier de RUSAL, les opérations menées pour évacuer les équipements accidentés ont permis de dégager une grande partie de la chaussée.
Sur place, le changement était particulièrement visible lundi. Le dispositif mis en place autour du train accidenté s’est progressivement réduit au fil de la journée, laissant davantage d’espace aux automobilistes.
Le train avait quitté les rails avant de s’immobiliser dans une zone située à proximité immédiate de la route principale, non loin d’une station-service. Son retrait nécessitait d’importants moyens techniques, notamment des engins de levage et plusieurs gros porteurs.
Les travaux ont commencé par le démontage de différentes parties du convoi. Les rails ont également été retirés, tandis que les locomotives, partiellement enfouies dans le sable, étaient progressivement désassemblées afin de faciliter leur évacuation.
À 10 heures, plusieurs éléments du train étaient encore présents sur le site. La tête du convoi avait notamment été déposée sur un gros porteur, pendant que des ouvriers s’affairaient autour des équipements.
La situation avait cependant nettement évolué quelques heures plus tard. Vers 19 heures, une importante partie de la locomotive avait déjà quitté les lieux. La chaussée était alors largement dégagée, même si certains camions transportant les derniers éléments de la machine demeuraient stationnés sur le bord de la route. Des portions de rails démontées étaient également visibles sur place.
Des jours difficiles pour les transporteurs
Au-delà de l’accident ferroviaire, c’est surtout son impact sur la mobilité qui aura marqué les usagers de cet axe. La présence du train accidenté et les travaux d’évacuation ont contribué à ralentir considérablement la circulation.
Pour les transporteurs, ces perturbations se sont traduites par des trajets plus longs, une consommation accrue de carburant et le recours à des voies secondaires souvent difficiles d’accès.
M’Bemba Diaby, transporteur entre Dubréka, Kilomètres 5 et Sanoyah (36), explique avoir particulièrement souffert de cette situation. Il évoque notamment les difficultés rencontrées entre KPC et Kenendé. «Depuis plus d’une semaine, on a même peur de travailler sur ce tronçon. Entre KPC et Kenendé, on peut faire plus d’une heure. On perd en carburant et en temps. Tous les jours, c’est des fatigues supplémentaires. On est obligés d’emprunter les routes des quartiers qui sont aussi dégradées, surtout pendant cette saison des pluies. Vraiment, nous en sommes contents », témoigne-t-il.
La chaussée désormais libérée constitue donc un premier soulagement pour les nombreux usagers qui empruntent quotidiennement cette partie de l’axe routier.
La circulation peut progressivement reprendre dans de meilleures conditions, même si les opérations se poursuivent encore pour évacuer les derniers éléments du train accidenté. Pour les transporteurs, l’enjeu est désormais de voir cette amélioration se confirmer durablement sur un axe essentiel aux déplacements entre Conakry et les villes de l’intérieur.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
Last modified: 8 septembre 2026




