
Conakry – La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a appelé les responsables des établissements publics administratifs (EPA) et des établissements publics scientifiques (EPS) à rendre compte de leur gestion. Elle s’exprimait à l’occasion de l’ouverture de la revue annuelle des établissements publics administratifs, jeudi 10 septembre 2026.
Cette revue intervient neuf ans après la dernière édition. Pour la ministre, son retour constitue un signal fort en faveur d’une meilleure gouvernance des établissements publics.
« Le retour de cette revue constitue un signal fort : celui de replacer la gouvernance, la redevabilité et la performance au cœur du suivi de nos établissements publics », a déclaré Mariama Ciré Sylla.
Selon elle, l’ampleur de l’exercice mérite d’être soulignée. La revue a porté sur 119 établissements publics employant plus de 13 000 agents, sur trois exercices budgétaires.
« C’est un travail considérable : la reconstruction d’une connaissance consolidée de notre portefeuille et l’établissement d’une nouvelle situation de référence à partir de laquelle nous pouvons désormais piloter l’action publique », a-t-elle précisé.
Poursuivant son intervention, la ministre a estimé qu’un diagnostic n’a de valeur que s’il conduit à l’action. Elle a ainsi souligné la nécessité pour les établissements publics de transformer les ressources mises à leur disposition en résultats concrets et en services de qualité.
« Nos établissements publics administratifs et scientifiques interviennent dans des domaines essentiels de l’action publique et mobilisent des ressources importantes de l’État pour accomplir leurs missions. La question qui doit désormais guider notre action est celle de leur capacité à transformer ces moyens en résultats concrets et en services de qualité pour nos concitoyens. Chaque franc guinéen mobilisé doit, autant que possible, être rattaché à un résultat et à une amélioration du service rendu à l’usager », a-t-elle déclaré.
La ministre a également évoqué les perspectives de croissance de l’économie guinéenne, estimée à 7,1 % en 2025 et à 8,6 % en 2026. « La performance de nos établissements publics participe directement à la crédibilité et à l’efficacité de l’action de l’État dans ce contexte. Le programme de développement économique et social Simandou 2040 exige des institutions plus performantes, une meilleure utilisation des ressources publiques et une culture renforcée du résultat. Nos EPA et nos EPS (établissements publics scientifiques) doivent pleinement prendre leur part dans cette ambition », a-t-elle indiqué.
Par ailleurs, Mariama Ciré Sylla a présenté les principales orientations qu’elle entend mettre en œuvre en tant que tutelle financière. Celles-ci portent notamment sur la connaissance approfondie du portefeuille des établissements publics, l’anticipation des risques, la qualité de l’information ainsi que l’accompagnement de la performance.
« Les dirigeants des établissements publics doivent disposer d’objectifs clairs et rendre compte de leur gestion. C’est toute la chaîne de responsabilité qu’il convient de consolider. Le statut d’établissement public porte avec lui des missions et des responsabilités. Il implique une rigueur particulière dans l’utilisation des deniers publics », a-t-elle insisté.
Et de conclure : « Notre objectif est de garantir le respect des règles essentielles de gouvernance, la disponibilité de l’information nécessaire à la prise de décision et l’efficience des moyens accordés par l’État. »
Bhoye Barry pour guinee7.com
Last modified: 11 septembre 2026




