CONAKRY- L’échéance du vendredi 11 septembre a été reportée en raison de l’absence en Guinée de l’adversaire mauritanien du Hafia FC. Ce match retour de la Coupe de la CAF devait marquer le retour à domicile des équipes guinéennes. Pour rappel, ces équipes, clubs et équipes nationales, ont longtemps été contraintes de jouer à l’étranger par manque de stades conformes aux normes de la CAF dans le pays.
Et c’est le Horoya qui a eu le privilège de refermer cette longue parenthèse douloureuse ayant, de l’avis de tous les observateurs, pénalisé l’émergence du football local. Le club de Matam, qui a joué et remporté son duel contre les Algériens de la JS Saoura dans le cadre du premier tour éliminatoire de la Ligue des champions africaine de football, rouvre un nouveau chapitre au stade du 28 Septembre. Une enceinte relookée, qui offre une apparence attrayante, absolument fascinante, même si l’on peut émettre des réserves, notamment sur la quantité de sièges réservés à la presse.
Au regard du nombre de places annoncées dont dispose cette nouvelle enceinte, les journalistes n’auront pas tort de plaider pour une extension de l’espace qui leur est réservé. Cependant, il est difficile, en apparence, de juger de la garantie du travail déjà accompli.
L’expérience commande d’être prudent.
Mais ce qui est incontestablement évident au point de passer même pour une lapalissade, c’est l’importance de la présence du public pour pousser l’équipe. Cela a été fait comme rarement, avec un tonnerre de cris d’encouragement qui a été indispensable à la qualification du champion de Guinée, lequel, sans ce soutien, disait au revoir à cette compétition jusque dans les ultimes minutes du temps additionnel.
Le ministre des Sports doit s’en féliciter.
Cellou Baldé, qui a promis dès sa nomination le retour des équipes nationales et des clubs au pays, alors que personne n’y croyait en raison de l’échéance sans cesse reportée. Avant lui, on en avait assez entendu, mais tout cela s’est avéré factice. Rien n’a prospéré. Les raisons, il faut les rechercher. Ce qui est certain, c’est que le stade est ouvert à la compétition pour les trois matchs de nos clubs et de l’équipe nationale. Après, on verra pour la suite.
À cet effet, il y a beaucoup à faire. La réalité ne contredit pas cette perception. À vue d’œil, le chantier est encore grand. Les travaux se poursuivent. On peut encore compter sur la rigueur et l’engagement du ministre pour les mener à terme, et ce, dans des délais raisonnables.
Mognouma
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Last modified: 14 septembre 2026





