
À quelques jours de l’ouverture des classes, la question de l’engagement des enseignants contractuels à la fonction publique continue de susciter des interrogations.
À Labé, un responsable syndical estime que l’État doit respecter les engagements pris dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.
Rencontré le 21 septembre à Labé, Mamoudou Keita, secrétaire général de la Coordination régionale des enseignants contractuels de Labé, s’est dit préoccupé par la situation. Selon lui, plusieurs étapes prévues dans le cadre du protocole d’accord ont déjà été franchies, mais l’engagement des enseignants concernés à la fonction publique reste encore en attente.
« Après la signature du protocole d’accord le 3 janvier 2026, on avait demandé qu’il y ait des commissions qui doivent œuvrer pour le respect des points du protocole d’accord. Ces commissions ont été mises en place en avril, après plusieurs grognes des syndicats pour menacer la tenue des examens afin que ces commissions soient mises en place », explique-t-il.
Parmi les commissions mises en place figure celle chargée de la vérification et de l’élaboration de la liste des enseignants contractuels ayant fait la biométrie, la pratique de classe et obtenu une moyenne d’au moins 10 sur 20.
« Cette commission a travaillé et cela nous laisse croire que le travail est déjà fini. Tout ce qui reste, c’est au ministère de la Fonction publique de faire son devoir par rapport aux engagements déjà pris, chose qui n’est pas encore faite », regrette le syndicaliste.
4 573 enseignants concernés
Selon Mamoudou Keita, 4 573 enseignants contractuels sont concernés par cette attente d’engagement à la fonction publique. Des enseignants qui, selon lui, disposent d’une expérience de terrain acquise au cours de plusieurs années d’exercice.
Le responsable syndical plaide ainsi pour leur prise en charge par l’État et appelle les autorités à respecter les engagements pris.
« Actuellement, nous sommes en conclave, on tient des réunions pour voir ce qu’il y a lieu de faire par rapport à la mise en œuvre du protocole d’accord. Il y a une menace qui surgit du côté du ministère de la Fonction publique, mais on se prépare pour contrecarrer cette menace qui empêcherait le respect du protocole d’accord. Chose qui sera dévoilée au moment venu », annonce-t-il.
Face à cette situation, Mamoudou Keita appelle également les enseignants contractuels à rester unis et patients.
« Je lance un appel aux enseignants contractuels à l’union, à l’écoute et à la patience pour atteindre l’objectif qu’on s’est fixé, c’est-à-dire l’intégration à la fonction publique. Au gouvernement, je demande de respecter ses engagements qui ont été pris pour éviter des grognes sociales », conclut-il.
À quelques jours de la rentrée scolaire, les enseignants contractuels attendent donc la concrétisation des engagements pris par l’État. Le syndicaliste appelle les autorités à agir afin d’éviter de nouvelles tensions sociales.
Alpha Moussa Dieng, correspondant régional à Labé
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Last modified: 22 septembre 2026




