
Ce mardi 29 septembre 2026, le ministre de la Modernisation et de la Fonction publique a animé un point de presse relatif au lancement officiel du concours de recrutement à la Fonction publique. Ce concours, qui démarre…, concerne les départements de l’Éducation, de la Santé et de l’Assainissement. Selon Faya François Bourouno, ce processus vise à matérialiser la volonté politique exprimée par le chef de l’État.
Plusieurs départements concernés
« Le premier ministère, c’est le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, qui recrute deux catégories de personnel. Il y a les médecins spécialistes qui sont prévus, mais également il y a les autres agents du secteur de la santé.
Le deuxième ministère, c’est le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui recrute également des agents, des professeurs agrégés, des détenteurs de PhD pour couvrir les besoins à l’enseignement supérieur.
Le troisième ministère, c’est le ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures. Ce ministère recrute également des agents qui auront le statut de contractuel pour renforcer la politique d’assainissement dans notre pays.
Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, qui recrute aussi deux catégories d’agents. Il y a des magistrats qui seront recrutés, mais également il y a des greffiers qui seront recrutés.
Et le quatrième ministère, c’est le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Ce ministère recrute également des enseignants pour couvrir les deux niveaux, l’élémentaire et le secondaire. Et vous avez, à travers le chronogramme que nous avons partagé, les effectifs.
La campagne sera menée en deux phases. Une première phase cette année, donc pour les mois qui nous restent pour finir l’année 2026, nous allons nous accentuer pour recruter le personnel pour l’enseignement supérieur, une partie pour la santé, pour l’enseignement préuniversitaire. Et l’année prochaine, nous allons mener les autres campagnes de recrutement.
Vous voyez, lorsqu’on modernise les outils de gestion, on peut planifier nos besoins de recrutement. On peut planifier nos opérations de recrutement. Et c’est ce qu’on est en train de faire. Ça rime avec la vision du chef de l’État qui fait que cette campagne repose sur des piliers structurels », a-t-il souligné.
Le concours décentralisé à l’intérieur du pays
Contrairement aux années précédentes, l’organisation de ce concours ne sera pas concentrée uniquement à Conakry. Une manière de permettre à ce que le service public pour l’intérieur du pays soit fortement amélioré, conformément à la vision du président de la République, a laissé entendre Faya François Bourouno.
Égalité des chances, territorialisation et digitalisation
Parlant des dispositions pour rendre crédible et transparent ce concours, le ministre rassure que tout y est, mettant ainsi l’accent sur les différents piliers sur lesquels repose cette organisation.
« Le premier pilier, c’est l’égalité des chances et la transparence, mais également le mérite. Ce pilier, il est essentiel. Si hier, accéder à la Fonction publique dépendait des relations que nous avons auprès peut-être des membres du gouvernement ou des hautes autorités de l’administration publique, aujourd’hui, c’est le mérite qui permet d’accéder à la Fonction publique.
Deuxième pilier, c’est la territorialisation. Ce concours, il n’y aura pas de centre d’examen à Conakry pour non seulement les autres métiers de la santé, les spécialistes, ça se fera à Conakry, mais tous les autres, ça se fera à l’intérieur du pays.
L’enseignement préuniversitaire, il n’y aura pas de centre à Conakry, tout se fera dans les régions. Nous allons organiser le concours dans les régions.
Et cette approche de territorialisation prend en compte le fait que, si vous regardez dans la plateforme, on va jusqu’à cibler les besoins de personnel dans les écoles. Ça veut dire que le candidat, il postule à un poste et ce poste, il est logé pour l’éducation, par exemple, dans une école.
Donc, tu postules pour enseigner à un niveau pédagogique dans une école donnée. Si tu es admis, tu es donc affecté d’office. Ça veut dire que l’arrêté d’engagement cette fois-ci, et même l’arrêté de titularisation, fera office en même temps d’affectation au poste.
Ça, c’est pour éviter, n’est-ce pas, des pratiques visant à changer de position des agents qui sont retenus, où tout le monde veut être à Conakry. Donc, cette fois-ci, la candidature, c’est aux postes, l’affectation, l’engagement se fera également aux postes.
Ça, c’est pour permettre à ce que le service public pour l’intérieur du pays soit fortement amélioré, conformément à la vision du président de la République.
Et le troisième pilier, je vais dire, c’est aussi la digitalisation. Si nous voulons garantir la transparence et asseoir tout le socle de l’équité, de l’égalité des chances, il faut aujourd’hui utiliser les outils qui nous permettent d’atteindre cet objectif.
Donc, nous allons digitaliser tout le processus. Comme vous le voyez, les soumissions se font en ligne. Les épreuves seront aussi passées par le concours également des outils digitaux et les résultats, ça permettra donc d’avoir des résultats en temps réel.
Et tout cela, c’est pour éliminer toute possibilité de fraude dans le processus. Ce qui fait que le quatrième pilier aussi, c’est la lutte contre la fraude.
Vous savez qu’à chaque fois qu’on annonce ici qu’il y a un concours de recrutement, il y a des entreprises qui se mettent en place pour escroquer les paisibles citoyens qui vont dire : “Je connais telle personne à la Fonction publique, je connais telle personne dans l’administration publique, je peux vous aider à intégrer la Fonction publique.”
Nous voulons bannir cela. Déjà, le processus ne le permettra pas, mais nous avons développé deux outils. Le premier outil, c’est qu’on va saisir les procureurs pour ouvrir effectivement des opérations permettant de traquer toute tentative de fraude.
On va judiciariser tous les actes de fraude, toute entreprise d’escroquerie qui se mettra en place. Et les punitions seront sévères pour que ce mécanisme-là puisse être mis à notre disposition pour lutter contre la fraude et permettre à ceux qui méritent d’intégrer et servir l’administration publique aux postes qui seront ouverts à compétition », a averti le ministre de la Modernisation et de la Fonction publique.
Les réformes de la plateforme FUGAS
Ce point de presse a aussi été marqué par la présentation des différents outils de la plateforme FUGAS comportant des réformes effectuées. Il s’agit, entre autres, de la chaîne de traitement des salaires, du suivi du dossier, du module de cadre administratif, de l’espace agent, des textes et cadres organiques.
Plusieurs autres réformes sont en cours pour permettre à la Guinée de se doter d’une administration publique performante, a annoncé le ministre Faya François Bourouno.
Lébêré Baldé
L’article Recrutement à la Fonction publique : Faya Bourouno annonce la fin du « tout-Conakry » et durcit le ton contre les fraudeurs est apparu en premier sur Mediaguinee.com.
Last modified: 29 septembre 2026




