
Le Collectif de défense du Général de brigade Bienvenu Lamah monte au créneau. Dans un communiqué rendu public ce mercredi à Conakry, il réagit vivement à la conférence de presse tenue la veille par Maître Thierry Breton, au nom de la FIDH et des parties civiles dans le dossier des événements du 28 septembre.
Le Collectif reproche notamment à l’avocat d’avoir contesté l’acquittement prononcé en faveur du Général Lamah et critiqué son élévation au grade de Général de brigade par le Président de la République.
Selon ses membres, cette prise de position contribuerait à entretenir une confusion entre les accusations initialement portées contre le Général et la décision de justice ayant abouti à son acquittement.
« La culpabilité ne se décrète pas lors d’une conférence de presse. Elle doit être établie devant les juridictions compétentes, dans le respect des droits de la défense », rappelle le Collectif, qui estime que toute contestation d’une décision judiciaire doit se faire par les voies de recours prévues par la loi.
Le Collectif rappelle par ailleurs que le Général Lamah avait déjà occupé les fonctions de Commandant de la Gendarmerie régionale de Conakry, qu’il présente comme une reconnaissance de ses qualités professionnelles, de sa discipline et de ses compétences. Il salue donc son élévation au grade de Général de brigade et remercie le Président de la République pour cette reconnaissance de son parcours au service de la Nation.
Le communiqué critique également les positions de la FIDH, que le Collectif juge contradictoires sur plusieurs questions. Il évoque notamment les indemnisations des victimes dans le premier volet du procès des événements du 28 septembre et demande des éclaircissements sur les conditions de leur versement.
« Le droit des victimes à réparation appelle une gestion transparente, un contrôle rigoureux des bénéficiaires et la prévention de tout paiement indu ou de tout enrichissement injustifié au détriment de l’État », affirme le Collectif, qui demande que toute irrégularité alléguée soit examinée sur la base de pièces vérifiables.
Le Collectif réclame également des explications concernant les démarches de la FIDH dans la procédure visant le ministre de la Défense en fonction à l’époque des faits, procédure qui aurait abouti à une ordonnance de non-informer. Il souhaite notamment que soient clarifiés le rôle de l’organisation, les motifs de cette décision et les suites qu’elle entendait lui donner.
« Comment comprendre qu’elle conteste avec vigueur l’acquittement du Général LAMAH, tout en demeurant silencieuse sur une décision ayant empêché l’ouverture d’une information concernant un autre responsable de l’époque ? », s’interroge le Collectif.
Enfin, le Collectif appelle au respect de l’indépendance de la justice guinéenne, des droits des victimes et des garanties de la défense. Il demande à Maître Thierry Breton ainsi qu’aux personnes et organisations concernées de mettre fin, selon lui, aux propos susceptibles de porter atteinte à l’honneur du Général Lamah.
Le Collectif indique se réserver le droit d’engager toute action appropriée devant les juridictions compétentes et de saisir les instances disciplinaires concernées. Il conclut en réaffirmant que « la Guinée mérite une justice respectée, des victimes effectivement protégées et des droits de la défense pleinement garantis », tout en rappelant que la Justice guinéenne rend ses décisions au nom du peuple de Guinée.
Bhoye Barry pour guinee7.com
Last modified: 30 septembre 2026




