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Rentrée parlementaire en Guinée : « Le contrôle parlementaire n’est pas dirigé contre le gouvernement, il est exercé au service de l’action du peuple » (Dansa Kourouma)

5 octobre 2026

Ce lundi 5 octobre 2026, l’Assemblée nationale de la République de Guinée a officiellement procédé à sa rentrée parlementaire au titre de la 10ᵉ législature, placée sous le thème : « Construire la Guinée de 2040 : la 10ᵉ législature au cœur de la souveraineté, de la prospérité et de l’intégrité africaine ».

Aux côtés des parlementaires guinéens, plusieurs pays de la sous-région étaient représentés par leurs élus siégeant au sein de leurs Assemblées nationales ou de leurs Conseils nationaux de transition. Parmi les délégations présentes figuraient notamment les vice-présidents des Assemblées nationales du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de la Sierra Leone, du Gabon, du Togo, du Liberia, du Mali et de la Guinée-Bissau.

À l’issue des interventions des différentes délégations parlementaires, le président de l’Assemblée nationale de la République de Guinée, Dr Dansa Kourouma, a pris la parole pour prononcer son discours, marquant officiellement l’ouverture de la 10ᵉ législature, première de la Ve République.

Au cours de cette allocution, qui a duré une quarantaine de minutes, le président de l’Assemblée nationale a abordé plusieurs sujets relatifs à la vie de la Nation ainsi qu’au rôle de la représentation nationale, à laquelle les Guinéens ont confié, à travers leurs suffrages, la mission de porter leurs aspirations durant les cinq prochaines années.

Du haut du perchoir, Dr Dansa Kourouma a réaffirmé la détermination des députés à accomplir leur mission avec responsabilité. Il a notamment insisté sur l’esprit qui guidera leur action en matière de contrôle de l’action gouvernementale.

« Le contrôle parlementaire n’est ni une position systématique, ni une compréhension précise. Il n’est pas dirigé contre le gouvernement, il est exercé au service de l’action du peuple. Contrôler, c’est aider l’État à mieux faire. C’est vérifier que les engagements sont tenus, que les ressources publiques sont bien employées et que les politiques produisent les résultats attendus pour la population », a-t-il déclaré devant les membres du gouvernement, fortement mobilisés pour la cérémonie.

Selon le président du Parlement guinéen, ce contrôle s’inscrit dans un contexte où l’exigence de bonne gouvernance n’a jamais été aussi forte, tant de la part du peuple de Guinée que des plus hautes autorités de l’État.

« Elles viennent des citoyens qui veulent voir le fruit de l’information. Elles viennent aussi, et je tiens à le souligner, du sommet de l’État, au plus beau sommet de l’État. Le Président de la République fait preuve d’une exigence croissante quant à la qualité de la gouvernance publique, à la réédition des comptes et à l’obligation du résultat. Je lui rends hommage pour cette rigueur qu’il place l’intérêt du peuple au-dessus de toute autre considération. L’Assemblée nationale entend être, dans le cadre de cette normative, un partenaire exigeant de cette ambition présidentielle », a-t-il indiqué.

Poursuivant son intervention, Dr Dansa Kourouma a invité l’ensemble des élus à s’approprier tous les outils mis à leur disposition afin de garantir un contrôle parlementaire plus efficace.

« Honorables députés, nous ferons donc un usage plein et responsable de tous les instruments que la Constitution et notre règlement intérieur mettent à notre disposition. Les questions écrites et orales, les questions d’actualité, les auditions des membres du gouvernement et des responsables d’établissements publics, les missions d’information et, lorsque cela sera nécessaire, les commissions d’enquête parlementaires. Et, le moment venu, l’examen de la loi de finances sera le temps fort de ce contrôle, car c’est dans le budget que se lisent les véritables choix des nations ».

Par ailleurs, cette figure majeure de la société civile guinéenne et ancien président du Conseil national de la transition a annoncé la volonté de l’institution d’aller encore plus loin dans sa mission de contrôle.

« Nous voulons passer progressivement d’un contrôle de conformité à un contrôle de la performance. Il ne suffit plus de savoir si une dépense a été régulièrement engagée. Il faut savoir ce qu’elle a accompli. C’est précisément le sens de l’examen de la loi de finances. Pour un contrôle politique, le contrôle de la performance. Ce contrôle trouvera un terrain d’application majeur dans le programme Simandou 2040 ».

Il convient de retenir qu’en plus des responsables parlementaires venus de plusieurs pays d’Afrique, cette cérémonie a enregistré la présence de hauts responsables de la Présidence de la République, de membres du gouvernement, des maires des 13 communes de Conakry, d’anciens ministres ainsi que des responsables des forces de défense et de sécurité, entre autres.

Mamadou Yaya Barry

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Last modified: 5 octobre 2026

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