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Conakry: Quatre hommes condamnés à 50 000 GNF d’amende pour consommation et commercialisation de chicha

6 octobre 2026

Conakry-Quatre hommes ont été jugés par le tribunal de première instance de Dixinn pour des faits présumés de commercialisation et de consommation de chicha. Ils ont comparu en flagrant délit, ce mardi 6 octobre 2026. À la barre, tous ont nié les faits qui leur sont reprochés.

Moussa Traoré, alias Junior, revendeur de boissons dans une boîte de nuit à Taouyah, a nié les faits de consommation et de commercialisation de chicha.

« J’étais au comptoir quand les autorités sont arrivées. Il y avait beaucoup de gens qui étaient assis. Auparavant, je consommais de la chicha. Quand ils sont rentrés, ils ont fouillé la salle. Ils ont trouvé les chichas emballées, mises dans un carton et déposées dans le magasin », a-t-il expliqué devant le tribunal.

Thierno Amadou Diallo, pour sa part, a été arrêté dans une boîte de nuit à Foulamadina. Il a déclaré ne pas consommer de chicha et a expliqué que son rôle consistait à assurer la communication de l’établissement. Il a ajouté que les personnes avec lesquelles il avait été arrêté avaient été libérées par la police.

Raoul Yombouno, sociologue de formation, a affirmé qu’avant l’interdiction, il consommait de la chicha. Il a expliqué avoir été arrêté parce qu’il était le chef des travailleurs d’une boîte de nuit située à Sonfonia Centre. Il a également reconnu : « J’ai contracté une maladie à cause de la chicha. »

Des chichas ont ensuite été présentées à Raoul Yombouno par le procureur. Ce dernier les a reconnues, tout en soutenant que ces objets appartenaient au propriétaire de l’établissement et qu’ils étaient rangés dans un coin de la boîte.

Yamoussa Bangoura, marchand de profession, a également nié les faits qui lui sont reprochés.

« Je suis venu vers 2 heures pour prendre de l’alcool à la boîte Kastel. Vers 3 heures, les agents sont venus nous arrêter », a-t-il expliqué. Il a précisé avoir été arrêté avec quatre autres personnes, qui ont par la suite été libérées.

« Ils ont donné de l’argent. Moi, je n’ai pas donné, c’est pourquoi je suis là », a-t-il ajouté.

Dans ses réquisitions, le ministère public a rappelé l’arrêté interdisant la consommation et la commercialisation de la chicha en Guinée. Selon le substitut du procureur, Fanka Oularé, c’est en raison du non-respect de cette décision que le parquet général a instruit les tribunaux de première instance de procéder au démantèlement des lieux de consommation de chicha.

Selon lui, c’est en application de cette mesure que les prévenus ont été arrêtés puis conduits devant le tribunal.

« Tous ceux qui comparaissent devant vous ne sont pas innocents, contrairement à ce qu’ils prétendent », a déclaré Fanka Oularé.

Le ministère public a ainsi requis que les prévenus soient déclarés coupables des faits de violation des dispositions d’un arrêté et a demandé, au titre de la répression, leur condamnation au paiement d’une amende de 50 000 francs guinéens chacun.

« C’est une affaire qui ne devrait pas être devant vous », a déclaré l’avocat de la défense, estimant que l’infraction n’était pas établie.

Selon lui, ses clients sont de simples employés et ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés.

« Ils ne doivent pas payer le prix de leurs patrons », a-t-il déclaré, avant de demander au tribunal d’écarter les procès-verbaux versés au dossier. Il a plaidé pour que ses clients soient renvoyés des fins de la poursuite.

Le tribunal a rendu sa décision sur-le-champ. Dans son jugement, le juge a déclaré les quatre prévenus coupables des faits qui leur étaient reprochés.

Au titre de la répression, ils ont été condamnés chacun au paiement d’une amende de 50 000 francs guinéens.

Bhoye Barry pour guinee7.com

Last modified: 6 octobre 2026

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