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Études en France : 1 300 Guinéens accueillis, Campus France met en garde contre les faux dossiers

8 octobre 2026

L’ambassade de France en Guinée et l’Institut français de Guinée, à travers Campus France, ont lancé ce jeudi 8 octobre 2026, au Centre culturel franco-guinéen, la campagne « Études en France » 2026-2027. La cérémonie a réuni l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard, le directeur de Campus France Guinée, Dr Amara Diawara, ainsi que des anciens étudiants, des candidats et leurs parents.

Cette nouvelle campagne s’adresse aux étudiants guinéens souhaitant poursuivre leurs études en France à la rentrée universitaire 2027. Elle a également permis de présenter les différentes étapes de la candidature, les exigences liées à la constitution des dossiers ainsi que les nouveautés de la plateforme « Études en France ».

Luc Briard : « Le minerai s’épuise, mais l’intelligence ne s’épuise jamais »

Prenant la parole, l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone a rappelé l’importance de la formation dans le partenariat entre la Guinée et la France, en s’appuyant sur une déclaration du président de la République guinéenne.

« Le minerai s’épuise, mais l’intelligence, l’énergie et la volonté d’une jeunesse bien formée ne s’épuisent jamais. Et cette phrase très forte, elle est au cœur du partenariat que nous proposons aux autorités guinéennes », a déclaré Luc Briard.

Selon lui, 1 300 étudiants guinéens ont effectué ou vont effectuer leur rentrée universitaire en France cette année, un niveau présenté comme inédit depuis près de trois décennies.

« C’est un bilan qui est le plus élevé depuis près de 30 ans. Et donc, c’est une fierté que d’avoir permis à ces 1 300 jeunes de partir renforcer leur formation en France », s’est-il réjoui.

Ces étudiants sont répartis dans 271 établissements et 92 pôles universitaires.

« C’est toute la France universitaire qui accueille les Guinéennes et les Guinéens. Et aujourd’hui, la France est le premier pays d’accueil des étudiants guinéens à l’étranger », a-t-il ajouté.

L’informatique en tête des choix

Parmi les filières les plus prisées figurent notamment l’informatique, les sciences et les technologies.

« L’informatique, par exemple, est devenue la première discipline choisie, suivie des sciences et technologies, sur quatre admissions sur dix », a indiqué l’ambassadeur.

Il a rappelé que les filières STEM — sciences, technologies, ingénierie et mathématiques — constituent une priorité dans le cadre de la coopération entre la Guinée et la France.

« Une mobilité faite pour revenir »

Pour Luc Briard, les études en France doivent permettre aux jeunes Guinéens d’acquérir des compétences qu’ils pourront ensuite mettre au service de leur pays.

« La voie que nous ouvrons est légale, elle est diplômante, elle est sûre, et elle est faite pour revenir. Nous ne concevons pas cette mobilité comme un départ sans retour, mais comme un aller-retour de compétences. Pour éviter la fuite des cerveaux, il faut construire une circulation des talents », a-t-il souligné.

Cette dynamique doit également concerner les enseignants. L’ambassadeur a annoncé la mobilité de 25 professeurs français vers la Guinée et de 25 professeurs guinéens vers la France.

Lors de la précédente campagne, près de 8 000 candidatures avaient été enregistrées pour environ 1 300 départs.

Campus France appelle les candidats à la rigueur

Luc Briard a invité les candidats à présenter des projets d’études cohérents avec leur parcours académique.

« Pourquoi un tel différentiel ? Parce que souvent les dossiers sont mauvais. Votre formation actuelle, votre parcours antérieur doivent présenter une continuité, et vous devez l’expliquer le jour J par un oral devant les conseillers de Campus », a-t-il expliqué.

Il a également recommandé aux candidats de vérifier la reconnaissance des établissements et des diplômes avant de faire leur choix.

De son côté, le directeur de Campus France Guinée, Dr Amara Diawara, a mis en garde contre les officines privées et la falsification de documents.

« Tout ce qu’on demande aux étudiants, c’est d’être rigoureux dans la préparation de leur dossier, de ne pas accepter de modifier ou de nous envoyer des faux documents parce qu’on a des éléments qui nous permettent de vérifier tout cela », a-t-il averti.

Il a annoncé des sanctions contre les candidats qui présenteraient de faux documents.

« On va commencer à sanctionner ceux qui vont nous produire des faux documents et les priver de Campus pendant cinq ans parce que ça ne fait pas l’honneur à la République, ça ne fait pas l’honneur à la Guinée », a-t-il ajouté.

« À Campus, ce n’est pas de la chance »

Dr Amara Diawara a enfin insisté sur la nécessité pour les candidats d’anticiper leur démarche et de construire leur projet suffisamment tôt.

« À Campus, ce n’est pas de la chance, c’est toute une préparation à l’avance. C’est un projet qui se construit dès le mois de septembre et jusqu’au mois d’août. Donc c’est tout ça qu’on demande aux étudiants : de l’autonomie, de l’anticipation aussi », a-t-il déclaré.

La campagne « Études en France » 2026-2027 s’ouvre ainsi avec un accent particulier sur la qualité des candidatures, la cohérence des projets d’études et la préparation des étudiants guinéens à une mobilité universitaire présentée comme un moyen de renforcer leurs compétences et de favoriser, à terme, leur contribution au développement de la Guinée.

Mayi Cissé

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Last modified: 8 octobre 2026

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