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Grâce à Kassory et Damaro, mais pas à Diané : l’explication d’Amara Camara

20 octobre 2026

Guinée- Alors que l’ancien Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana et l’ancien président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara ont bénéficié d’une grâce présidentielle, l’ancien ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané, n’a pas été concerné par cette mesure. Interrogé sur cette différence de traitement, ce lundi, le porte-parole principal de la Présidence de la République, le général Amara Camara, a expliqué que la situation judiciaire de l’ancien ministre ne permettait pas de lui accorder cette faveur.

Lors d’une conférence de presse conjointe des porte-parole de la Présidence et du Gouvernement, la question de l’absence de Dr Mohamed Diané parmi les bénéficiaires de la grâce présidentielle a été posée au général Amara Camara.

En réponse, le porte-parole principal de la Présidence a d’abord rappelé que le pouvoir de grâce relève de la compétence constitutionnelle du chef de l’État et qu’il s’exerce à sa seule discrétion. « Le pouvoir de grâce, c’est la constitution de la République de Guinée qui donne ou confère ce pouvoir au chef de l’État. C’est à sa seule discrétion, première chose. Mais pour qu’un citoyen bénéficie de grâce, il faut que la personne ait été condamnée », a-t-il expliqué.

Le général Amara Camara a ensuite insisté sur les différentes étapes des procédures judiciaires, soulignant qu’une condamnation doit devenir définitive avant qu’une grâce puisse être envisagée. « Après la condamnation, il y a toutes les procédures de recours. La condamnation, le celui qui a été condamné, si tu n’es pas satisfait de la sentence qui t’a été donnée, tu fais appel de ta condamnation. Vous passez cette procédure, ensuite vous passez en cassation, vous passez cette procédure avant que la condamnation ne soit définitive, n’est-ce pas ? Est-ce qu’on se suit jusque là ? », a-t-il poursuivi.

Pour le porte-parole de la Présidence, la situation des personnes encore engagées dans une procédure judiciaire constitue un obstacle à l’octroi d’une grâce présidentielle. Il a notamment indiqué que certains détenus choisissent de ne pas interjeter appel après une première condamnation, tandis que d’autres poursuivent les voies de recours. « Mais il y a des détenus à partir de la première condamnation qui décident de ne pas faire appel. La grâce n’est pas possible pour quelqu’un qui est en procédure, ce n’est pas possible. Les textes de la République de Guinée ne permettent pas de gracier quelqu’un qui est dans une procédure », a-t-il déclaré.

Revenant directement sur le cas de Dr Mohamed Diané, le général Amara Camara a affirmé que l’ancien ministre était toujours concerné par une procédure judiciaire. Il a ainsi justifié sa non-inclusion dans la liste des bénéficiaires de la grâce présidentielle par le respect des dispositions constitutionnelles. « Le nom que vous avez cité est encore en procédure. Je ne vois pas comment vous voudrez que le monsieur qui devrait protéger la constitution passe à côté du respect de la constitution en graciant quelqu’un qui est dans une procédure », a conclu le porte-parole principal de la Présidence.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com 

Last modified: 20 octobre 2026

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