
CONAKRY- procédure judiciaire visant l’ancien Premier ministre guinéen Dr Ibrahima Kassory Fofana entre dans une nouvelle phase décisive après l’arrêt rendu ce jeudi 2 juillet 2026 par la chambre des appels de la CRIEF.
Dans sa décision, la juridiction d’appel a partiellement réformé le jugement de première instance. Elle a maintenu des condamnations à l’encontre de l’ancien chef du gouvernement, tout en écartant certaines accusations. Ainsi, le détournement de deniers publics n’a pas été retenu, mais les juges ont confirmé sa culpabilité pour enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
La peine prononcée s’élève désormais à trois ans et neuf mois d’emprisonnement, assortie d’une amende de deux milliards de francs guinéens. La cour a également ordonné la confiscation des fonds logés sur son compte dit « Épargne à vie » et a condamné l’intéressé à verser trois milliards de francs guinéens à l’État au titre des réparations.
Cependant, cette décision n’a pas mis fin aux contestations. Dans la foulée de l’arrêt, le parquet spécial a annoncé un pourvoi en cassation devant la Cour suprême. Le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, entend ainsi soumettre l’arrêt au contrôle de la haute juridiction.
Dans le même temps, la défense de Kassory Fofana a également décidé de saisir la Cour suprême. Les avocats de l’ancien Premier ministre contestent la décision rendue en appel et entendent faire valoir leurs arguments devant la juridiction suprême, dans l’espoir d’une révision du verdict.
Avec ces deux pourvois croisés, l’affaire se déplace désormais vers la Cour suprême, qui devra trancher sur la régularité juridique de l’arrêt d’appel. Trois scénarios restent possibles : confirmation de la décision, annulation totale ou cassation partielle avec renvoi.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
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Last modified: 2 juillet 2026




